Vos questions

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Kittylou
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Re: Vos questions

Message par Kittylou »

Merciiii beaucoup pour toutes vos réponses ;*

Je dois dire que ça me rassure un peu :'D c'est une règle qui me paraissait logique mais, en cherchant sur internet, je ne parvenais pas à la retrouver et je commençais à avoir un doute... bon, je vais pouvoir répondre à ma correctrice que la phrase est correcte et qu'il faut laisser la virgule là où elle est ^^

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Lohiel
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Message par Lohiel »

.../...

Bon, j’essayais juste de comprendre ce qui pouvait poser problème à cette correctrice - et j'ai vu une page internet Bescherelle par exemple, par exemple, qui considère toujours l'anacoluthe comme fautive. De fait, si c'en était une, elle serait très très légère... et la phrase en question me paraît aussi tout à fait correcte (et même bien jolie), puisque c'est le sens qui supplée à la syntaxe très vaguement décalée.

Mais du coup, oui, une référence claire, tirée d'un manuel reconnu aiderait je pense (comme celle de @Rimeko qui me semble la plus irréfutable et la plus simplement exprimée). Qu'elle puisse l'opposer à la personne en question, sans être obligée de remonter jusqu'à l'Académie.

Lo :hibiscus:

Edit : @Kittylou, on a posté en même temps... Bon courage :rose:

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Kittylou
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Re: Vos questions

Message par Kittylou »

@Lohiel : hum... en fait, je suis assez perplexe par rapport à plusieurs corrections que me soumet cette dame (qui est adorable, hein, mais c'est un autre sujet ^^). Par exemple, elle met systématiquement des virgules devant le "et", même dans des phrases très courtes ou dans des énumérations, et elle me sort des règles que je trouve assez bizarres (du style "avant que" n'existe que dans l'expression "avant qu'il ne soit trop tard" ; on ne peut rien écrire après "bondir sur l'occasion" et donc "bondir sur l'occasion pour faire quelque chose" est incorrect ; ou encore j'avais écrit "pour moi" dans un dialogue et on m'a dit qu'il ne fallait pas parce que ce n'était pas de la "focalisation interne").
En lisant les corrections, je ressemblais un peu à ce smiley --> :dizzy:

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Rachael
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Message par Rachael »

Ah mince, @Kittylou , s'il faut recorriger derrière la correctrice, c'est moche...

La seule correction que je validerais dans celles que tu as mentionnées, c'est bondir sur l'occasion, je n'aurais pas mis non plus de complément derrière avec "pour", mais plutôt un bête "et" (mais il faudrait voir la phrase...)
Bon courage avec tout ça ! :thermometer:

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Fannie
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Message par Fannie »

Voilà le résultat de mes recherches dans Le bon usage de Grevisse.
@Lohiel, Grevisse dit peu de chose à propos de l’anacoluthe ; il l’explique dans la section « Phénomènes divers », §226 de la 16e édition, sans jugement critique.
L’anacoluthe est une rupture dans la construction d’une phrase.
Cela se produit notamment quand la phrase (ou la sous-phrase) commence par un élément qui fait figure de sujet, mais en perd par la suite la qualité : Ce monde est un grand rêve, / Et le peu de bonheur qui nous vient en chemin, / Nous n’avons pas plutôt ce roseau dans la main / Que le vent nous l’enlève (MUSSET, Poés. nouv., Souvenir).
Autre type, passage de l’énonciation à l’interrogation [Il ne donne pas d’exemple, mais il renvoie à d’autres paragraphes.] — Autre type encore : Qui a pris une épouse, ils ne sont plus qu’une âme en une seule chair (CLAUDEL)
Il renvoie à d’autres paragraphes qui seraient trop longs à noter ici. Je dois avouer que si je trouvais ce dernier type sur FPA, je considérerais cette tournure comme une maladresse et je proposerais une correction.
Cela dit, je pense que la démarche qui consiste à déterminer si c’est une anacoluthe pour décider si c’est juste ou faux est erronée : il y a des anacoluthes belles et expressives qui n’entravent pas la compréhension de la phrase, surtout dans la poésie, et d’autres qui introduisent une ambiguïté plus ou moins fâcheuse, voire qui sont carrément maladroites.
.
@Kittylou, le Bon usage fait plus de 1 700 pages ; ce n’est pas toujours facile d’y trouver ce qu’on cherche.
Pour moi, il s'agit d'une épithète détachée.
Voici ce que dit Grevisse (dans la 16e édition du Bon usage) :
au §126
La virgule dans la subordination.
a) On sépare par une virgule tout élément ayant une valeur purement explicative. C’est le cas notamment
……….- De l’apposition et de l’épithète détachées :
……….Saint-Malo, riche cité de pierre, ramassée sur son île entre ses nobles remparts, était vers 1740 une ville prospère, vigoureuse et hardie (MAUROIS, Chateaubriand, p. 14).
Mais l’épithète et l’apposition détachées sont parfois intégrées au syntagme verbal sans ponctuation : voir §§333, c et 343, c.
au §332
a) Quand l’épithète (adjectif et surtout participe) ne restreint pas l’extension du nom, mais apporte une indication complémentaire, descriptive ou explicative, elle est souvent séparée de ce nom.
……….- Soit qu’elle le suive, mais après une pause dans l’oral et une virgule dans l’écrit :
……….La solitude, VASTE, ÉPOUVANTABLE à voir, / Partout apparaissait (HUGO, Châtim., V, XIII, 1). — Le visage, REJETÉ en arrière, baigne dans les flots ondulés d’une abondante chevelure [ROBBE-GRILLET, Projet pour une révolution à New York, p. 8).
……..- Soit qu’elle s’en détache davantage et prenne place en tête de la phrase (…)
au §333
c) Quand l’épithète détachée du sujet est placée à la suite du groupe verbal, une pause dans l’oral et une virgule dans l’écrit séparent le sujet du prédicat et marquent le lien de l’épithète avec le sujet. Mais si cette pause et cette virgule manquent, l’épithète s’intègre davantage au prédicat, et certains grammairiens considèrent qu’on n’a plus ici une épithète, mais un attribut. (…)
……….- Et la morte semblait leur obéir, DOCILE (DANIEL-ROPS, Mort, où est ta victoire ? p. 206)
……….- Le bras gauche d’Orso tomba IMMOBILE le long de sa cuisse (MÉRIMÉE, Colomba, XVII). — Ma barbe pousse BLANCHE (COCTEAU, Difficulté d’être, p. 37) (…)
e) L’épithète détachée peut se rapporter à autre chose que le sujet.
1° (…)
Elle suit le nom auquel elle se rapporte, mais en est séparée par d’autres mots, ou simplement par une virgule.
Il revit Cyprien ans la salle, OCCUPÉ à laver le pied d’un enfant blessé (YOURCENAR, Œuvre au noir, p. 212). — Il fallait des esprits d’une puissance hors du commun pour mettre un peu d’ordre, le plus souvent ILLUSOIRE, dans la diversité et le désordre de l’univers (J. D’ORMESSON, Hist. du Juif errant, p. 20).
J'ai mis en évidence certains passage en ajoutant de la couleur.
En conclusion, j’ai trouvé des exemples qui justifient la présence de la virgule, mais rien qui aille dans le sens de ta correctrice. J’aimerais bien savoir où elle a trouvé cette règle. (Peut-être qu'elle fait référence au cas où l'épithète détachée se rapporte à autre chose que le sujet.)

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Lohiel
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Re: Vos questions

Message par Lohiel »

.../...
Cela dit, je pense que la démarche qui consiste à déterminer si c’est une anacoluthe pour décider si c’est juste ou faux est erronée
Tout à fait @Fannie et ce n'est pas ce que je faisais - voir ma seconde contribution sur le même thème, j'essayais juste de comprendre l'origine du "problème" de la correctrice... et il s'agit là d'une des nombreuses polémiques entre rigoristes et créatifs... à titre personnel, je suis une fervente partisane de la bousculade raisonnée de la syntaxe. Parce que quand c'est bien fait, ça réveille le lecteur et vivifie le texte.

Merci pour tes recherches, quoi qu'il en soit <3

Lo :hibiscus:

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Rachael
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Re: Vos questions

Message par Rachael »

Merci pour ces éclairages, @Fannie . Il me semble que le paragraphe 333 répond bien à la question. J'ai appris le terme d'épithète détaché que je ne connaissais pas...
Il me semble qu'on est bien dans ce cas, non, avec l'exemple de Kittylou ? (Une voix venait de briser le silence, à peine plus audible qu'un souffle)
D'ailleurs avec ce terme, j'ai été voir antidote, qui donne un éclairage aussi :
Une épithète détachée doit toujours être encadrée par deux virgules ou introduite par une seule.

La fille qui viendra, très charmante, sera la responsable des finances.
Je boirai de ce vin dont je t’ai parlé, très corsé.
Juliette, qui partait ce matin, bien que charmante, oublie toujours de dire au revoir
@lohiel : bousculons ! bousculons ! mais pas trop fort quand même... :DD Perso, les anacoluthes me frappent souvent comme maladroites dans les romans, même si je peux les apprécier en poésie. Mais c'est comme tout, quand c'est bien fait, ça passe...

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Kittylou
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Re: Vos questions

Message par Kittylou »

Merciiii beaucoup pour toutes vos recherches <3 je viens d'apprendre des termes de grammaire dont je ne soupçonnais pas l'existence :'D
Tout à l'heure, j'ai envoyé mon fichier à la correctrice, j'ai mis un extrait de ta réponse @Fannie, j'espère qu'elle sera d'accord ^^

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Fannie
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Re: Vos questions

Message par Fannie »

Déjà quatre jours qu’on a eu cette discussion…
En effet, @Rachael, le §333 répond à la question, mais les phrases des exemples sont plus simples. Il n’y en a aucune dont l’épithète détachée du sujet est placée après un groupe verbal qui contient un COD. Apparemment, c’est la présence du COD dans la phrase de @Kittylou qui dérange sa correctrice.
.
Grevisse mentionne ces phrases qui nous paraissent maladroites, mais sans parler d’anacoluthes.
Épithète détachée et clarté de l’expression.
……….Pour la clarté de l’expression, il est souhaitable que l’épithète (notamment le participe, auquel on peut joindre le gérondif) placé au début de la phrase (ou de la proposition) se rapporte au sujet de cette phrase (ou de cette proposition).
……….On considère que sont mal construites des phrases comme celles-ci : Très DISTRAIT, le sens des réalités lui manque. - CONNAISSANT votre générosité, ma demande ne saurait être mal reçue. - ÉTANT TOMBÉ sur la tête, le médecin m’a donné un certificat. — Avec le gérondif : - EN ATTENDANT le plaisir de vous voir, veuillez agréer mes salutations distinguées.
……….Il faudrait dire : Très distrait, IL n’a pas le sens des réalités. Connaissant votre générosité, JE suis sûr que ma demande… Etc.
.
Pour celles qui corrigent ce genre de phrases dans des textes, voici des liens à proposer aux auteurs :
Adjectif qualificatif ou participe passé détaché
Sujet sous-entendu de l'infinitif
Sujet sous-entendu du participe présent
.
Je ne peux que recommander la Banque de dépannage linguistique de l’Office québécois de la langue française. :)

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Zoju
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Re: Vos questions

Message par Zoju »

Salut !

J'aurais juste une petite question de grammaire qui me pose problème. J'écris un dialogue au présent et j'ai un problème avec l'incise du verbe répondre. J'ai tendance à écrire "Oui, répondis-je", mais c'est au passé. Qu'est-ce qui est la meilleure tournure à employer ? Répondé-je ou Réponds-je? Merci pour votre aide. :)

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